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Combien de fois ai-je entendu dans des conversations informelles les candidats déclarer leur aversion pour la fameuse question : « Citez trois qualités et trois défauts ».

Avant de livrer ma pensée sur ce sujet, il faut comprendre l’objectif de cette question.

Pourquoi les recruteurs posent cette question banale ?

Essentiellement pour :

  • connaître la manière dont le candidat se perçoit.
    • Cela permet d’évaluer la pertinence de son auto-évaluation.
  • rebondir sur les qualités et les défauts annoncés.
    • Cela permet de creuser et de valider les qualités et les défauts.
  • comparer le discours du candidat avec sa propre analyse.
    • Cela permet d’affiner et/ou de confirmer son analyse.
  • valider que le candidat a bien préparé son entretien.
    • Cela permet de constater son professionnalisme.
  • découvrir d’autres qualités à travers sa manière de répondre à cette question.
    • Cela permet de parfaire sa présentation.

Mais, poser cette question peut être un désagrément pour le recruteur : il risque de perdre en originalité, voire en crédibilité. C’est une question qui peut décevoir et finalement laisser une empreinte négative. Le risque ultime est que le candidat, même inconsciemment, privilégie une autre proposition de poste où il aura ressenti une meilleure considération pour sa candidature. Rappelez-vous que le premier contact du candidat avec l’entreprise est le recruteur, et que c’est ce dernier qui traduit et porte l’image de l’entreprise. C’est un autre sujet sur lequel je reviendrai dans une prochaine Chronik.

Comment obtenir le même résultat sans poser la question ?

Il suffit :

  • de demander au candidat comment son dernier manager le présenterait aussi bien sur ses points forts que ses axes d’amélioration,
  • d’identifier dans le discours du candidat les compétences, qualités et points d’amélioration exprimés.

Soyez subtil dans la formulation de vos questions et abordez l’entretien de recrutement comme un échange pour faire connaissance. Les aspects humains font de plus en plus écho aux candidats. Ils peuvent prendre le risque de refuser une belle opportunité s’ils considèrent que leur interlocuteur ne partage pas le même socle de valeurs.

Ainsi, l’approche sera plus naturelle et différenciante des entretiens classiques. C’est aussi la meilleure façon de mieux convaincre les candidats !

La Chronik de Frédérik

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